De plus en plus impactées par les conséquences du changement climatique, la question de l’adaptation climatique intéresse progressivement les entreprises. C’est ce que retient la 5ème édition du rapport du Capgemini Research Institute, « A World in Balance : The resilience reset » (Un monde en équilibre : repenser la résilience). Selon cette étude, les entreprises accordent davantage d’importance à l’adaptation au changement climatique et à la résilience : 68 % des cadres dirigeants indiquent que leur organisation priorise activement l’adaptation au changement climatique, contre 56 % en 2025.
La sécurisation de l’accès aux ressources critiques, comme l’eau, l’énergie ou les matières premières, pèse davantage sur les décisions liées à la durabilité que les objectifs de réduction des émissions carbone pour 7 dirigeants sur 10. Actu environnement 16/09
« La première qualité d’un dirigeant est la capacité à garder son discernement dans l’incertitude »
La France affiche une croissance stable malgré les crises auxquelles elle est confrontée : guerre, pandémies, canicules… Les chefs d’entreprises, petites et grandes confondues, gardent le cap. Si leur position n’est pas facile, elle est nécessaire à tenir, le rôle du dirigeant étant plus important que jamais. Entretien avec Dominique Restino, président de la Chambre de commerce et d’industrie de la région Paris–Île-de-France, et Philippe Mutricy, directeur des études chez Bpifrance. BIG Media 25/09
CSDDD, intelligence artificielle et devoir de vigilance : ce que l’Omnibus a changé, à l’heure du Forum de Strasbourg
Recentrée par l’Omnibus, la directive sur le devoir de vigilance des entreprises en matière de durabilité (CSDDD) ne concerne plus, à ce jour, qu’une poignée de très grands groupes. Mais la question qu’elle pose – comment cartographier et maîtriser les risques que génère une chaîne de valeur, y compris numérique – reste, elle, pleinement d’actualité pour l’ensemble des acteurs soumis au RGPD et à l’AI Act. C’est précisément l’articulation entre ces trois cadres que le Forum des Nations Unies sur les entreprises et les droits de l’Homme pour l’Europe occidentale met en discussion les 17 et 18 septembre 2026 à Strasbourg. Village de la justice 21/09
Corruption : les entreprises françaises encore loin d’une pleine prise de conscience
A l’occasion de ses dix ans, l’Agence française anticorruption publie une vaste enquête réalisée par Ipsos-BVA. Si les dispositifs progressent, le risque reste largement sous-estimé par les entreprises, en particulier au sein des PME.
A l’occasion de son dixième anniversaire, l’Agence française anticorruption (AFA) dresse un panorama contrasté de la maturité des entreprises en matière de lutte contre la corruption. Créée pour prévenir, détecter et contribuer à sanctionner l’insuffisance des dispositifs de conformité anticorruption, l’Agence a demandé à l’institut Ipsos-BVA de réaliser un sondage auprès de 502 entreprises de plus de 50 salariés. Les Echos 30/09
Sécurité économique : l’État présente sa doctrine et détaille les garde-fous imposés aux investisseurs étrangers dans la tech
Le gouvernement français vient de présenter sa doctrine de sécurité économique et de publier le bilan du contrôle des investissements étrangers. Dans le numérique, l’IA, la cybersécurité, les puces ou le quantique font partie des technologies surveillées. Lors d’un investissement étranger, Bercy peut imposer des conditions pour protéger les informations sensibles, les savoirs et les savoir-faire de l’entreprise concernée. Explications.
La protection des entreprises françaises considérées comme stratégiques ne s’arrête pas à leur capital. Lorsqu’un investisseur étranger entre au capital d’une société exerçant une activité sensible, l’Etat peut imposer des contraintes sur son organisation, sa propriété intellectuelle ou encore ses systèmes d’information. L’Usine Nouvelle 25/09
« Beaucoup de gens vont découvrir qu’ils ne sont pas couverts » : les canicules et mégafeux de l’été mettent en lumière les limites de l’assurance L’été 2026 a mis en lumière un déficit de protection face aux catastrophes climatiques. Les assureurs ne couvrent pas la totalité des pertes économiques, pourtant en forte hausse. Des solutions émergent, mais leur coût reste élevé.
Après les incendies dévastateurs de l’été, l’exécutif maintient la pression sur les assureurs. Si la profession assumera l’indemnisation des maisons, voitures et autres commerces ravagés par les flammes, ces pertes ne représentent que la partie immergée de l’iceberg. Trains retardés, campings fermés, restaurants désertés, entreprises à l’arrêt, récoltes grillées… les effets des épisodes extrêmes qui se sont succédé cet été ont été multiples. Les Echos 26/08
The future will not fit your risk register
The Last Word: When disruption multiplies faster than organisations can catalogue it, the advantage shifts from predicting what comes next to being able to move when it arrives.
If 2026 already feels volatile, keep some space on the risk register. The years ahead are unlikely to become more obliging. Geopolitical fragmentation, cyber insecurity, climate volatility, technological disruption and social polarisation no longer arrive neatly, one after another. They overlap, interact and amplify each other. The comfortable idea that organisations can identify the important risks, assign each a probability and then work through them in sensible order is becoming harder to defend. Emerging Europe 20/09
Quand les entreprises deviennent des acteurs géopolitiques
Vous affirmez que la géopolitique est désormais une variable opérationnelle de la décision d’entreprise. Peut-on aujourd’hui mesurer son impact sur la rentabilité ?
Oui, la géopolitique peut, de manière directe ou indirecte, influencer la rentabilité des entreprises ainsi que leur valorisation boursière. L’exemple le plus évident concerne le prix de l’énergie, notamment du gaz et du pétrole, qui impacte directement la profitabilité des grandes consommatrices d’énergie. Ces entreprises, souvent liées à des contrats pluriannuels basés sur des hypothèses d’évolution des prix, ne peuvent pas toujours répercuter immédiatement les hausses ou les baisses de coûts sur leurs prix de vente. NLTO 23/09
Dans cette section, découvrez le témoignage d’un consultant Arengi et/ou d’un chef de projet sur les coulisses d’une mission, un sujet d’actualité ou une expertise métier…
À chaque loi sa cartographie : et si on mutualisait ?
Force est de constater un contexte d’inflation réglementaire, tant national qu’européen.
La multiplication des différentes lois et directives et la mobilisation des ressources financières et humaines qu’elles induisent conduisent naturellement les entreprises à réfléchir aux conditions d’une mutualisation salvatrice sous peine d’épuiser les équipes mobilisées et dupliquer inutilement certaines démarches.
Qu’il s’agisse de lois Potier (2017), Sapin 2 (2016) ou anti-trust et des directives CSRD et CS3D, elles ont toutes en commun que le législateur ou l’entité de contrôle dédiée fonde toute démarche sur une analyse préalable des risques.
A chaque loi ou directive sa cartographie des risques !
Ces exercices sont chronophages et s’appuient sur des méthodologies similaires mais néanmoins différentes.
Nous faisons le constat d’une demande croissante de nos clients nous interrogeant sur les leviers possibles de mutualisation de ces différentes démarches.
A titre d’illustration, nous avons initié avec le cabinet Fidal une démarche commune visant à digitaliser les cartographies des risques de corruption et concurrence (solution Arengi). L’analyse détaillée des sujets abordés dans ces deux démarches se révèle pour partie commune ou proche ouvrant la possibilité de mutualiser certains entretiens tout en respectant le cadre propre à chaque démarche.
Quand dans le cadre de Sapin 2, nous nous interrogeons sur les risques de corruption liés aux activités de lobbying notamment dans le cadre de fédération professionnelle, l’analyse de risques de pratiques anti concurrentielle se posent tout autant selon les modalités de fonctionnement de ces fédérations. Un même entretien peut être mené avec les parties prenantes des affaires publiques des entreprises concernées et permettre d’analyser les risques sous deux angles différents propres à chaque démarche.
On pourrait ainsi multiplier les exemples qui illustrent l’impérieux besoin pour les directions conformité que nous accompagnons d’effectuer cette recherche de mutualisation des approches.
La digitalisation au travers de notre solution facilite cet exercice dans le cadre d’un partage des univers de risques et des méthodologies d’évaluation propres à chaque démarche.
Lionel d’HAROUT
Associé, co-fondateur
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