La gouvernance d’entreprise entre dans une nouvelle ère. Les transformations technologiques s’accélèrent, les régulateurs resserrent l’étau, les activistes montent en puissance, les citoyens-consommateurs demandent des comptes et le fonctionnement des organisations devient de plus en plus visible.
Dans ce contexte, les conseils d’administration se retrouvent face à un défi inédit : garder le cap tout en réinventant leur modèle. Parce qu’à l’heure de l’essor de l’IA et de la crise climatique, il ne suffit plus de superviser la bonne marche de l’entreprise. Il faut comprendre les nouveaux enjeux, piloter les risques, anticiper les successions… et questionner en permanence les schémas préétablis. La Tribune 17/03
L’IA s’impose dans la cartographie des risques des grands groupes français, aux côtés de la cybersécurité et de la conformité
Les grandes entreprises françaises ont progressivement étendu leur cartographie des risques. Mais c’est l’IA qui a opéré la mutation la plus significative, désormais citée en moyenne dans trois facteurs de risques distincts par chaque organisation, elle s’impose aux côtés de la cybersécurité et des enjeux réglementaires comme un axe structurant du discours institutionnel. C’est ce que révèle le benchmark KPMG 2026 sur la communication des facteurs de risques, conduit auprès de 60 émetteurs du CAC 40 et du Next 80. IT Social 24/03
CSRD : malgré Omnibus, les entreprises poursuivent leurs engagements
Malgré leur exclusion des nouveaux seuils imposés par le paquet omnibus pour la CSRD et la CS3D, les entreprises continuent leur travail de reporting de leurs engagements de durabilité. Pourquoi ?
Alors que le périmètre de la CSRD et CS3D, réglementations européennes en matière de durabilité, a récemment évolué avec le paquet omnibus adopté par le Parlement européen en février dernier, les entreprises ne semblent pas pour autant prêtes à ralentir leurs efforts de reporting. C’est l’un des enseignements d’une étude menée par le cabinet osapiens auprès de plus de 400 entreprises internationales de plus de 1 000 salariés. Daf MAG 12/03
Souveraineté technologique : les entreprises de l’UE freinent face aux ambitions de Bruxelles Banques, industriels et télécoms européens alertent Bruxelles sur les coûts d’une rupture avec les technologies américaines, avant un paquet souveraineté attendu le mois prochain.
La Commission européenne veut réduire la dépendance du continent vis-à-vis des géants technologiques américains. Mais les entreprises qu’elle entend protéger ne sont pas convaincues. Banques, industriels, opérateurs télécoms : un front s’est formé pour mettre en garde Bruxelles contre les effets de bord d’une politique de souveraineté numérique mal calibrée. Coin Academy 13/03
Risque fournisseur : l’angle mort de l’assurance
Le Club 30-60 consacre un rapport à l’assurance des PME. Au-delà du seul sujet assurantiel, il met au jour un angle mort des filières : la faible structuration de la prévention chez de nombreux sous-traitants. Un enjeu qui concerne directement les donneurs d’ordre et le pilotage du risque fournisseur.
On parle beaucoup de risque fournisseur, de continuité d’activité, de défaillances d’entreprises, beaucoup moins de couverture assurantielle. C’est précisément ce point aveugle que met en lumière le Club 30-60, qui réunit une trentaine d’anciens dirigeants du secteur de l’assurance, dans son rapport sur l’assurance des PME. Et pour les directions achats, le sujet est loin d’être périphérique : il touche à la robustesse même des chaînes de valeur. Décision achats 16/03
La guerre par la norme. La régulation, arme économique stratégique La « guerre par la norme » décrit la nouvelle compétition mondiale où le droit devient un instrument central de puissance économique. Dans un monde marqué par la fin du multilatéralisme et la montée des « blocs », les États mobilisent la régulation non plus comme un outil de coopération, mais comme une arme de protection et d’influence.
Les régulations nationales se multiplient, traduisant une triple logique stratégique : protéger les marchés domestiques (droit protectionniste), favoriser les champions nationaux (droit nationaliste) et imposer ses propres règles à l’étranger (droit impérialiste). Les États-Unis, la Chine et l’Europe se livrent désormais à une véritable bataille normative, chacun cherchant à exporter ses standards. Fondation pour l’innovation politique mars 2026
Audit Committees: Resilient or Reactive?
From scenario analysis to portfolio resilience reviews, the audit committee’s role in 2026 looks considerably different than the one most boards prepared for
Most boards treat risk management as a reporting function. EY Americas Center for Board Matters leader Pat Niemann argues that audit committees in 2026 need to be asking harder questions — not just whether risks are being managed but whether the organization can actually change course when an unexpected tipping point hits. The difference between those two questions, he suggests, is the difference between resilience and reaction.
With uncertainty a constant in the business environment, audit committees are working closely with management to confirm that their organizations are resilient and ready to navigate the anticipated and unexpected challenges that lie ahead in today’s complex, dynamic world, one that is increasingly nonlinear, accelerated, volatile and interconnected. Corporate Compliance Insights 10/03
Pendant les Cinquante incertaines (2000-2050), comment ne pas subir l’incertitude
Généralement considérée comme préjudiciable pour l’économie et les entreprises, l’incertitude peut devenir une opportunité. François Miquet-Marty dessine trois voies pour ne pas rester le jouet passif de l’incertitude, dans sa 16e chronique sur les grandes transformations du XXIe siècle.
Elle serait l’un des maux les plus redoutables de notre époque : l’incertitude. Accentuée depuis les premières années du siècle, susceptible de s’affirmer encore à l’avenir, l’incertitude minerait la confiance et la sérénité collective, et compromettrait la vie des entreprises.
Il me semble que ce procès contre l’incertitude est excessif et que celle-ci, au contraire, peut aussi constituer une opportunité majeure, particulièrement pour les entreprises. Comment mieux comprendre cette notion au coeur de notre époque, sa nocivité et ses promesses ? Les Echos 23/03
Cartographie des risques assurables : enjeux, bonnes pratiques et conseils pour mieux piloter ses assurances
Dans beaucoup d’organisations, la cartographie des risques et la gestion des assurances coexistent sans réellement se parler — alors qu’elles traitent au fond du même sujet : l’exposition de l’entreprise aux événements susceptibles d’affecter ses activités, ses actifs ou sa trajectoire financière.
Cette déconnexion conduit fréquemment à des programmes d’assurance bâtis sur une vision partielle des expositions réelles. Or, dans un environnement marqué par la multiplication des risques cyber, des interruptions d’activité et des tensions sur les chaînes d’approvisionnement, piloter ses assurances comme un simple exercice de renouvellement annuel ne suffit plus.
La cartographie des risques assurables permet de changer de logique : raisonner en scénarios de perte concrets plutôt qu’en familles de polices, identifier les angles morts de couverture, et transformer les décisions d’assurance en véritables leviers stratégiques de résilience.
Pour aller plus loin — 7 clés pour réussir l’exercice, les pièges à éviter et les bonnes pratiques :→ Lire l’article en entier
Benoît BOUGNOUX
Associé
Robin GRANIER
Manager
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