Devoir de vigilance européen, vers un risque de contentieux accru ? Le nouveau cadre normatif issu de la Directive européenne dite « CS3D » publiée le 5 juillet 2024 renforce les obligations des entreprises en matière de devoir de vigilance et pourrait conduire, à moyen terme, à un accroissement sensible des litiges en la matière.
Publiée au Journal Officiel de l’Union Européenne le 5 juillet 2024, la directive sur le devoir de vigilance des entreprises en matière de durabilité (dite « CS3D ») laisse aux Etats membres le soin d’adopter et de publier, au plus tard le 26 juillet 2026, les dispositions nécessaires à sa transposition en droit national. Les Echos 19/09
Devoir de vigilance : création d’une chambre dédiée au TJ de Paris Le 2 septembre 2024, le tribunal judiciaire de Paris a ouvert une 34e chambre, consacrée à la régulation sociale, économique et environnementale.
Présidée par Laure Aldebert, première vice-présidente coordinatrice du pôle activité économique et commerciale, cette chambre est compétente pour traiter de tous les contentieux fondés sur laloi n° 2017-399 du 27 mars 2017relative au devoir de vigilance des sociétés mères et des entreprises donneuses d’ordre, ainsi que de tous les contentieux assimilés en matière sociale, économique et environnementale. Gazette du Palais 17/09
Rapport d’activité 2023 de l’Agence Française Anticorruption : quels enseignements ?
L’Agence Française Anticorruption (AFA) a récemment publié son 7ème rapport annuel. Sous la direction d’Isabelle Jégouzo, ce rapport met en lumière les avancées en matière de prévention et les défis rencontrés, notamment une augmentation des infractions à la probité. Un bilan essentiel pour comprendre l’évolution des pratiques anticorruption en France.
Créée par la loi n°2016-1691 du 9 décembre 2016, dite « loi Sapin II » relative à la transparence, à la lutte contre la corruption et à la modernisation de la vie économique, et inaugurée le 23 mars 2017, l’Agence Française Anticorruption (« AFA ») a désormais sept ans d’existence et vient de publier le 19 juillet dernier son 7ème rapport annuel. Le Monde du Droit 30/08
Un nouveau podcast pour sensibiliser les entreprises à la conformité anticorruption
L’Agence française anticorruption (AFA) lance les premiers épisodes d’un podcast destiné aux entreprises, intitulé « Cap Intégrité », qui s’adresse tant aux novices qu’aux experts en conformité. Lexis veille 11/09
Le daf, une vigie de la gestion des nouveaux risques La gestion des risques est dans l’ADN des Daf. Risques cyber, liés au cash ou à la supply chain, risques juridiques… Le Daf doit être un phare sinon une vigie dans l’entreprise.
Le Daf est-il à la croisée de tous les risques ? Selon les Daf français interrogés dans l’étude Trends of Finance 2024 *de BDO et Daf Magazine, le CFO doit être un analyste – qui doit mettre en place les bons indicateurs (cité à 26 %) – autant qu’un médecin généraliste – qui doit trouver des spécialistes (26 %) -, qu’un communicant – qui doit sensibiliser les équipes (25 %) – ou qu’un arbitre – qui vérifie les bonnes actions mises en place dans les BU (23 %). Quand, de leur côté, les Daf anglais y voient avant tout un analyste (à 45 %). « Le Daf a besoin d’identifier les risques sans s’en emparer, sinon il explose. Il a un rôle de vigie en transversal et il doit savoir s’entourer. Ainsi, à l’image d’un médecin généraliste, il doit savoir appeler des spécialistes en cas de besoin », estime Susanne Liepmann de l’association FiPlus. Daf Magazine 04/09
What 570 Experts Predict the Future of Work Will Look Like
“Technology has given us the moon landing, the personal computer, and the smartphone — not to mention indoor plumbing and washing machines,” an optimist might say. “Why would we ever want to stop progress? We should be accelerating, not halting and regulating. AI and robotics are going to bring us into the post-scarcity age, making us all richer and doing our dirty work for us.”
“Let’s not get ahead of ourselves,” a skeptic replies. “Newspapers have claimed that robots are coming to take over our jobs for 50 years now — it hasn’t happened before, and it won’t now. New technologies like AI will, however, increase productivity and efficiency, which leads to economic growth and to new and better jobs for people.”
A pessimist retorts: “Not so fast. This time it really is different. Let’s not forget that previous industrial revolutions indeed brought technological progress, but also had dramatic effects on the working and living conditions of workers of that time, which lasted for decades on end. There is no reason to believe that big business won’t see automation as an opportunity to reduce labor costs, thanks to a workforce of robots and algorithms that can work day and night without ever needing a break, complaining, or getting sick. What we need is not more economic growth, but degrowth.” Harvard Business Review 16/09
La CSRD est un outil de management de la performance globale
Pour beaucoup d’entreprises, la CSRD (Corporate Sustainable Reporting Directive) est d’abord une nouvelle contrainte administrative, voire bureaucratique. Il faut dire que ses concepteurs ne se sont guère préoccupés du « service après-vente »… et encore moins de son avant-vente. Où est le texte expliquant de façon rigoureuse pourquoi cette directive a été créée et les progrès concrets qu’elle va apporter aux entreprises ? Il est temps de faire un effort que les responsables de l’Union Européenne (UE) ont cru devoir s’éviter : comprendre comment la CSRD apporte aux entreprises l’indispensable outil de management de la performance dont elles ont cruellement besoin.
« Il faut passer d’une notion de profit à une notion de performance globale, » affirme Bertrand Badré, ancien directeur de la banque mondiale et PDG fondateur du fonds d’investissement Blue like an Orange. Voici que les financiers eux-mêmes perçoivent les limites de la finance ! Bienvenue dans le paradigme de la performance globale. Management & RSE 25/09
Des « boards » bien décidés à davantage challenger les directions générales
Même dépourvus de rôle opérationnel, les conseils d’administration peuvent être source de stimulation et d’innovation pour une entreprise.
Contrôle de l’éthique et de la santé financière de l’entreprise, pression en matière de plans de succession, revue des risques, orientations stratégiques, plans de transformation, responsabilité sociale d’entreprise (RSE), sujets climatiques … La sphère d’intervention des conseils d’administration ne cesse de s’étendre sous la pression constante des parties prenantes, ces acteurs qui interagissent avec l’entreprise (actionnaires, clients, fournisseurs, pouvoirs publics, … ) . Les Echos 24/09
IA, climat… face aux incertitudes, les patrons se raccrochent à leurs entreprises
Le cabinet de conseil et d’audit KPMG publie son étude annuelle CEO Outlook qui éclaire l’état d’esprit des dirigeants mondiaux et leurs intentions pour les prochains mois. Au programme, investissements, IA et responsabilité sociale.
Proche-Orient, Ukraine, changement climatique… Le monde s’enfonce dans la crise, mais tout autour de la planète, les grands patrons se raccrochent à ce qu’ils considèrent comme la valeur la plus sûre : l’entreprise qu’ils dirigent. Selon la 10e étude CEO Outlook du cabinet de conseil et d’audit KPMG*, publiée ce 19 septembre, 92 % d’entre eux comptent en effet augmenter leurs effectifs globalement – le chiffre le plus élevé depuis 2020, soulignent les auteurs – alors même que la confiance dans les perspectives internationales est en chute libre. Les dirigeants d’entreprises ne sont plus que 72 % dans le monde (68 % en France) à croire que l’environnement économique leur sera favorable, au lieu de 93 % il y a dix ans. Ils ne se font donc pas d’illusions : pour rester dans la course, il leur faut bouger, donc investir. Mais à bon escient. Challenges 19/09
Fin du télétravail chez Amazon : un retour massif au bureau imposé
Le géant du e-commerce met fin à une ère de flexibilité, exigeant de ses employés administratifs un retour à temps plein au bureau dès janvier 2025.
L’époque du pyjama comme tenue de travail touche à sa fin chez Amazon. Le 16 septembre, Andy Jassy, directeur général du mastodonte de Seattle, a lancé un ultimatum à ses troupes : à partir du 2 janvier, c’est retour aux open spaces pour tous. Une décision qui marque un virage à 180 degrés par rapport aux pratiques adoptées pendant la pandémie qui a débuté à la fin de l’année 2019.
Amazon fait machine arrière sur le télétravail
Après avoir timidement exigé une présence de trois jours par semaine en février 2023, Amazon passe à la vitesse supérieure. Le mot d’ordre est clair : cinq jours au bureau, comme au bon vieux temps pré-Covid. Une pilule qui risque d’être difficile à avaler pour les 300 000 à 350 000 employés administratifs du groupe à travers le monde. Presse citron 17/09
Dans cette section, découvrez le témoignage d’un consultant Arengi et/ou d’un chef de projet ArengiBox sur les coulisses d’une mission, un sujet d’actualité ou une expertise métier…
Réaction vs. Anticipation : La quête de la proactivité du Risk management
À l’approche de 2030, les entreprises sont confrontées à une multitude de risques et d’opportunités émergents qui redéfinissent l’environnement des affaires :
Les cybermenaces gagnent en sophistication.
Les changements climatiques intensifient les événements extrêmes, perturbent les chaînes d’approvisionnement et menacent des infrastructures critiques.
Les évolutions sociales et démographiques modifient les attentes des consommateurs et des collaborateurs, notamment en matière de RSE.
Et enfin, l’instabilité géopolitique exacerbe la volatilité de l’ensemble de l’environnement des affaires.
Dans ce contexte, la multiplication d’instances de gouvernance dédiées aux risques, comme les comités des risques qui prolifèrent parmi les organisations du CAC 40, apporte une légitimité supplémentaire à la fonction et à ses activités. L’intérêt porté par les dirigeants au risk management semble croître.
Par ailleurs, il est important de noter que la digitalisation (grâce aux outils GRC) d’une large partie des processus traditionnels de gestion des risques de l’entreprise permet au Risk manager de concentrer son expertise sur des tâches à forte valeur ajoutée.
C’est dans ce contexte qu’un nouveau sujet, empli de questionnements, apparaît dans les comités des risques d’entreprises qui bénéficient déjà d’un dispositif de gestion des risques traditionnel mature.
Que pourrions-nous faire pour tenter d’anticiper les crises et tendances de demain ? Pour tenter de gérer de manière prospective les risques et opportunités de notre entreprise ?
Que pourrions-nous mettre en place pour anticiper la prochaine invasion terrestre massive, la prochaine crise du logement, le prochain canal de distribution disruptif, et nous assurer d’y être préparés ? Que ce soit pour s’en prémunir ou en bénéficier.
Chez Arengi, nous souhaitons apporter matière à réflexion pour la communauté du risk management. Après deux premières versions de Vigie 2030, notre dispositif de captation multi-secteurs des risques et opportunités émergents, nous préparons la publication des résultats de Vigie 2030 3.0.
A cette occasion, nous vous partagerons quelques réflexions et pistes pour mettre en œuvre une méthodologie complète de gestion proactive des risques et opportunités émergents dans vos organisations.
Robin Granier
Manager Consultant
Vous êtes à la recherche d’un outil pour piloter vos démarches de maîtrise des risques ? Découvrez notre solution ArengiBox, sans plus tarder prenez RDV avec un de nos chefs de projet !