Newsletter – Février 2020






Global Risk Report 2020 : environnement et climat sur le devant de la scène
 

Présentée à Davos lors de l’annuel World Economic Forum, l’édition 2020 du Global Risk Report est dominée par des préoccupations écologiques et climatiques. Les 750 dirigeants d’entreprise et  experts interrogés sont unanimes : le changement climatique frappe plus vite et plus fort que prévu. Ainsi pour la première fois, le top cinq des risques en termes de probabilité sur le long terme est composé de risques liés à l’environnement : conditions météorologiques extrêmes, échec de l’action climatique, catastrophes naturelles, disparition de la biodiversité et catastrophes environnementales créées par l’homme. Dans le top cinq en termes d’impact, ils sont au nombre de trois: échec de la stratégie climatique, disparition de la biodiversité et conditions météorologiques extrêmes. Par ailleurs, le rapport souligne également le risque accru de stagnation de l’économie mondiale dans un climat de forte contestation citoyenne des conditions politiques et économiques.
Vous pouvez consulter l’intégralité du rapport ici :
Global Risk Report 2020

Les risques du moment, analyse et réflexion 

 
Les risques engendrés par les Etats au cœur des 28èmes Rencontres du Risk Management
La 28ème édition des Rencontres du Risk Management s’est tenue du 5 au 7 février 2020 à Deauville. Lors de la présentation de l’événement, la présidente de l’AMRAE (Association pour le Management des Risques et des Assurances de l’Entreprise) Brigitte Bouquot a commenté le titre retenu cette année : « Le(s) risque(s) en puissance ». Selon l’experte, la tendance clé de la gestion des risques ces dernières années est l’inversion des rôles entre les entreprises et les Etats : si les premières évoluent vers davantage de responsabilité, les deuxièmes génèrent des risques. De nombreux exemples peuvent être cités : la guerre commerciale Chine/Etats-Unis, le conflit entre l’Iran et les Etats-Unis, la crise des gilets jaunes ou encore le Brexit… autant de sujets certes politiques mais qui exposent les entreprises. Parallèlement, des expositions financières demeurent et doivent être considérées. C’est sur l’ensemble de ces réflexions que le Comité Scientifique de l’AMRAE a constitué le programme des ateliers et plénières pour accompagner les professionnels de la gestion des risques dans l’appréhension des nouveaux risques.
L’analyse des cyber-risques rentre dans le quotidien des Riks Managers

 

Gestion des données : les équipements en fin de vie pointés du doigt
Une récente étude menée par Coleman Parler Research auprès de 1850 dirigeants dont 251 Français met en lumière les lacunes des grandes entreprises internationales en matière de gestion des données. L’enquête relève notamment une multitude de mauvaises pratiques dans l’assainissement des données : formatage, écrasement à l’aide d’outils non certifiés ou encore la destruction physique sans audit. Concernant les équipements en fin de vie, seules 2% des entreprises françaises interrogées déclarent effacer immédiatement les données, tandis que 75% attendent au moins deux semaines. A l’international, la situation est légèrement meilleure mais reste préoccupante : seules 13% des entreprises effacent immédiatement leurs équipements en fin de vie, contre 57% sous deux semaines. Alors que les attaques cybers à l’échelle mondiale ne cessent d’augmenter, l’enquête pointe par ailleurs que plus de 80% des entreprises, tous pays confondus, avouent stocker du matériel informatique hors service.
Une entreprise française sur deux efface mal les données de ses équipements en fin de vie

 

 

Sapin 2 : deux ans après, un bilan en demi-teinte
Ethicorp vient de publier les résultats de la deuxième édition de l’enquête « Compliance et anticorruption : où en sont vraiment les entreprises en France ? », réalisée en partenariat avec l’Association Française des Juristes d’Entreprise (AFJE). Si 86% des répondants indiquent bénéficier d’un programme de compliance au sein de leur entreprise, une large majorité (60%) ne sont que partiellement à jour de leurs obligations. Les problèmes de ressources humaines et la complexité des mesures sont les facteurs limitants les plus partagés par les entreprises. Par ailleurs, les volets nécessitant une mise à jour permanente, comme la cartographie des risques ou les processus d’évaluation des tiers, sont les moins répandus, alors que la mise en place d’une charte éthique, d’un code de conduite ou encore d’un dispositif d’alerte interne est plus largement pratiquée. Pourtant, l’article souligne que la cartographie est le socle de la compliance et que les deux premières saisines de la Commission des sanctions de l’AFA ont notamment été motivées du fait d’une cartographie jugée inaboutie par l’Autorité.
Deux ans après la loi Sapin II, les entreprises ne sont que partiellement à jour de leurs obligations

Actualité gouvernance, réflexion et tendance

Entreprises : peut-on encore faire rimer sens du travail et grands projets ?
La signification que l’on peut donner ou trouver dans son travail constitue une source de motivation de plus en plus importante pour la population active. Mais dans le cas des grands projets notamment, l’accélération des cycles fonctionnels, la lourdeur des processus ou encore la complexification des organisations brident la motivation et l’imagination. Dans son livre Reinventig organizations Fréderic Laloux montre l’existence d’autres approches alternatives, loin des contrôles processus et modèles, où l’humain peut reprendre sa place. L’exemple de l’entreprise américaine SpaceX, dont l’organisation repose sur la délégation totale et la minimisation du reporting, est à méditer. Malgré un rythme de travail extrêmement soutenu et des prises de décisions parfois très dures, à l’instar du licenciement-remplacement de 200 personnes considérées comme « sous-performantes », aucun employé ne dit regretter son passage dans la société californienne. Tous les témoignages concordent sur le charisme d’Elon Musk et l’enthousiasme et le sens qu’il sait insuffler à chacun !
Le sens du travail peut-il encore exister dans les grands projets ?

L’intelligence économique, ingrédient clé de la résilience ?
Comment affronter les changements majeurs et identifier les virages à prendre ? Dans une société en constant mouvement, cette question est clé et implique que les instances de gouvernance déploient une démarche de veille stratégique et de prospective, à même d’anticiper les mutations profondes et de doter l’organisation d’une forte capacité de résilience. Mais concrètement comment faire pour être à l’écoute de son environnement et pérenniser son activité ? Une démarche accessible aux grandes comme aux petites entreprises consisterait à désigner un responsable veille et intelligence économique chargé d’identifier les challenges et enjeux prioritaires pour l’entreprise, sans s’enfermer dans des sujets déjà bien connus et missionné pour alimenter la réflexion et la décision des équipes dirigeantes sur les sujets de fonds. L’article donne notamment l’exemple de la démarche prospective Alive du Groupe Decathlon, chargée de dégager une vision de l’entreprise à horizon 2030 et 2040 !
Gouvernance : La Prospective, première source de résilience

L’éthique, clé de voûte du succès des entreprises numériques
Au cœur de l’économie numérique, nombreuses problématiques ont des enjeux éthiques : la place de l’homme face à la machine, l’intelligence artificielle, l’utilisation des données… Une réflexion autour de ces thématiques s’impose donc.
Perçue souvent comme une pure stratégie de marketing, c’est en fait pour son efficacité que de plus en plus d’entrepreneurs adoptent une démarche éthique et collaborative. Né en pleine Silicon Valey, le concept d’ « Ethycs by design » désigne les entrepreneurs qui optent pour intégrer les préoccupations éthiques à la conception et au développement des outils et logiciels, et cela dès leur création. Si cette approche démarre autour de questions purement numériques (utilisation des données, respect de la vie privée des utilisateurs, addiction digitale…), elle s’élargit sans cesse pour donner du sens à l’économie numérique. Les entreprises intègrent ainsi d’autres dimensions : environnementales pour les ressources utilisées, mais également humaines et sociales. Ainsi par exemple, les entreprises se concentrent de plus en plus sur une démarche de proximité, des engagements et actions concrets afin de faire bouger les lignes au quotidien. Ce faisant, l’éthique devient ainsi une composante clé de l’efficacité et la durabilité entrepreneuriale.

Entreprenariat numérique : poser des fondations éthiques pour réussir

Pour aller plus loin

Demain, des méga-feux en France ?
Après les incendies qui ont touché l’Amazonie ou plus récemment encore dévoré l’Australie, il est légitime de se demander si de telles catastrophes peuvent se produire en France. En Europe, un méga-feu est considéré comme tel lorsqu’il brûle plus de 1000 hectares. A l’échelle de la France, moins de 2% des incendies touchent à ce jour plus de 100 hectares. Néanmoins, le réchauffement climatique aggrave le risque d’incendie : ainsi en 2050, près de 50% des zones boisées pourrait être exposée à un risque important d’incendie, contre 30% en 2010. Surtout, l’extension de la forêt, du fait de la réduction des activités agricoles, est propice au développement de méga-feux.  Une parade  résiderait à la fois dans la récolte du bois et le développement d’activités telles que l’élevage, la culture de la vigne ou encore de l’olivier. En créant de vastes étendues non boisées bordées de forêts peu denses, on limiterait ainsi les expositions à des méga-feux en France.
Des méga-feux comment en Australie sont-ils possibles en France ?

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