Newsletter July/August 18






Le secret des affaires : enfin un régime juridique

Cette nouvelle réglementation découle d’une directive européenne et instaure un régime hybride entre les règles applicables à la propriété intellectuelle et celles liées à la responsabilité civile qui nécessitent une faute. Les entreprises pourront désormais se retourner plus aisément contre un détenteur et utilisateur d’un secret d’affaire, si ce dernier a été obtenu de façon illicite. Pour bénéficier de cette protection, l’information considérée doit répondre à trois conditions : elle ne doit pas être facilement connue ou accessible pour les personnes familières du secteur d’activités, elle doit avoir une valeur commerciale effective ou potentielle du fait de son caractère secret et enfin elle doit bénéficier de mesures de protection raisonnables pour en conserver le caractère secret. 
Secret des affaires : des opportunités et des risques pour les entreprises

Les risques du moment, analyse et réflexion 

De la nécessité d’une stratégie globale d’entreprise en matière d’IA
L’heure n’est plus à se demander si l’intelligence artificielle a sa place dans l’entreprise, elle y est désormais fortement implantée. Arrivée par les robots sur les lignes de montage, elle est actuellement présente dans les directions marketing ou RH via les « chatbots », dans les services de sécurité via la reconnaissance faciale ou encore dans la maintenance via des outils prédictifs. Son intérêt étant prouvé, les entreprises doivent maintenant déployer des stratégies globales d’intelligence artificielle avec un enjeu business, mobilisant ainsi la totalité des collaborateurs. Pour être bénéfique, cette démarche doit être accompagnée par le développement d’une culture de collecte et gouvernance de la donnée, à tous les niveaux de l’organisation.
« Sans une stratégie globale d’entreprise, l’IA ne tiendra pas ses promesses »

Le risque politique, une menace plus présente que jamais
Face à l’émergence et la complexification du risque politique, le chercheur à l’Institut de Relations Internationales et Stratégiques (IRIS) Thierry Coville attire l’attention des entreprises sur trois bonnes pratiques à adopter pour anticiper et gérer ce risque. Tout d’abord, les organisations implantées à l’internationale ont intérêt à mettre en place un processus interne d’analyse appliqué à l’ensemble des activités et marchés. Ensuite, il est important de diversifier les outils d’analyse pour collecter une multitude d’indicateurs et ainsi anticiper les évolutions à venir. Enfin, T. Coville suggère aux entreprises d’adopter un comportement proactif : s’assurer un accompagnement juridique et politique ou encore s’allier avec des entreprises peu sensibles aux risques induits par les sanctions unilatérales américaines
Le retour du risque-politique : comment les entreprises peuvent l’anticiper et le gérer ?

Cybersécurité : comment rester proactif
Les récentes brèches informatiques : Cambridge Analytica, Equifax ou encore WannaCry, ont renforcé la prise de conscience des dirigeants de l’importance de la cybersécurité. Les responsables de la sécurité doivent tirer profit de ce soutien pour contribuer à la résilience et la bonne réputation de leur organisation. Le cabinet Gartner donne quelques directions à suivre. Par exemple, déployer une solution testant le cloud pour identifier les points à renforcer. Par ailleurs, le traitement des données exige des systèmes complets et une compréhension totale des responsabilités liées au traitement efficace et sécurisé des données. Enfin, il faut prendre en considération le positionnement géopolitique et la juridiction des partenaires et fournisseurs lors de l’achat de produits de sécurité informatique.
Gartner Identifies the Top Six Security and Risk Management Trends

Actualité gouvernance, réflexion et tendance

Gouvernance d’entreprise : repères pour comprendre le concept
Le « Manuel de gouvernance d’entreprise » de Pierre Cabane est une référence en termes de meilleures pratiques de gouvernance, de missions et fonctionnement des Conseils d’administration, ou encore pour définir le rôle des administrateurs. Si vous avez encore un peu de mal à comprendre le concept voici quelques points clés pour s’y retrouver. Tout d’abord, le système de gouvernance précise les pouvoirs, les responsabilités et les relations des actionnaires et des dirigeants. Ces derniers déterminent alors la stratégie de l’organisation en optimisant le rapport risque-rentabilité. De même, les administrateurs veillent au bon déploiement et à l’intégration de la responsabilité sociale et environnementale dans la politique de développement. Enfin, la gouvernance contribue au quotidien à la performance économique et sociale de l’organisation.
5 idées à retenir de… « Manuel de gouvernance d’entreprise »

Le Conseil d’Administration a aussi une réputation
Un récent article du Harvard Law School Forum on Corporate Governance and Financial Regulation aborde la question de la réputation des Conseils d’Administration. Ayant longtemps agi dans l’ombre, ils sont de plus en plus sous les feux des projecteurs. En cas de crise par exemple ou face aux actionnaires et investisseurs, les administrateurs sont amenés à défendre les intérêts de l’entreprise. Ainsi se pose la question de l’image qu’un Conseil d’Administration doit véhiculer. Des administrateurs indépendants aux profils différents, dotés d’une vision prospective rassurent d’avantage l’opinion publique. De plus, il est primordial que les membres du conseil aient une connaissance approfondie de la stratégie de l’entreprise et des axes de développement.

Le reporting extra-financier suscite-t-il de l’intérêt ?
La sixième édition de l’étude du cabinet Tennaxia sur les reporting extra-financiers des entreprises françaises (échantillon d’une centaine d’entreprises cotées et non cotées) vient de paraître. Cinq tendances émergent. Tout d’abord, on remarque que les organisations sont de plus en plus transparentes en ce qui concerne leurs objectifs RSE, ensuite elles accordent une place importante aux analyses de matérialité (prise en compte des risques les plus significatifs pour l’entreprise et ses parties prenantes). Par ailleurs, près de 70% du panel cite les Objectifs de Développement Durable (ODD) dans leurs rapports. Enfin, si les entreprises  se montrent plutôt bons élèves en anticipant la mise en œuvre de la déclaration de performances extra-financières, la question de l’utilité de ces démarches se pose. En effet, les conclusions de Tennaxia  mettent en exergue les faibles audiences des rapports au regard de l’investissement en ressources qu’ils nécessitent.
Le reporting extra-financier de plus en plus pertinent … mais trop peu consulté

Pour aller plus loin

2030 : la montée des eaux pourrait noyer Internet
Une récente étude de l’Université américaine de Wisconsin-Madison montre que la montée des eaux des océans aura de graves répercussions sur le réseau internet du pays. En superposant la cartographie des infrastructures web telles que câbles à fibre optique, stations de transfert et stockage de données, centrales électriques,  aux cartes prévisionnelles de montée des eaux, les chercheurs ont découvert que 20% des infrastructures liées à Internet risquent d’être complètement noyées d’ici 2030. Parmi les villes qui risquent d’être touchées, on retrouve les mégapoles telles que Miami, New-York ou encore Seattle. C’est d’autant plus alarmant, que la majorité du réseau n’est pas conçu pour résister  à un tel événement.
Le réseau internet risque la noyade d’ici à 2030

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