Newsletter November 17






Bien-être en entreprise et performance économique

Dans le cadre de notre étude Risk2030, nous vous proposons tous les mois un article en lien avec les 38 thématiques identifiées, afin de vous apporter un éclairage sur ces sujets. Les articles que nous avons sélectionnés pour cette newsletter analysent la question du bien-être au travail. Un sujet auquel s’intéressent de plus en plus les entreprises. Si les principaux intéressés des mesures mises en place sont les salariés, les employeurs ont quant à eux, tout intérêt, à déployer l’ensemble des solutions à leur portée. En effet, le mal-être au travail a un coût estimé à 12 600 euros/an/salarié, dont 10 000 euros sont jugés compressibles puisque les raisons de ces coûts sont liées à l’absentéisme, aux arrêts maladies, au manque de productivité, au turn-over important… En plus de toutes les solutions existantes pour rendre le lieu de travail plus agréable, le « nomadisme numérique » pourrait être un facteur de baisse drastique des coûts fixes (taille des bureaux, postes informatiques…). L’un dans l’autre, le bien-être au travail est un enjeu économique majeur du XXIème siècle, estimé entre 1 et 3% de PIB additionnel.
Les “HappyTech”, ces startups qui s’attaquent au mal-être au travail
#QVT Nomadisme, télétravail, mobilité… Vers un travail sans bureau ?

Pour plus d’informations et participer à Risk2030

Les risques du moment, analyse et réflexion 

De l’opportunité du reporting des risques climatiques
Les dernières recommandations de la Task Force on Climate-related Financial Disclosures (TCFD), groupe de travail mandaté par le G20, marquent un nouveau virage dans la lutte contre le réchauffement climatique. Les entreprises auront bientôt à rendre des comptes sur leur empreinte écologique, au même titre qu’elles reportent sur leurs résultats financiers. Plus de 100 PDG ont d’ores et déjà signé en faveur de ces recommandations. Blackrock, le plus gros gérant d’actifs au monde (6000 milliards sous gestion), a lancé un message fort aux entreprises en inscrivant la demande de reporting climatique comme un engagement prioritaire à l’avenir. L’identification et le traitement des risques climatiques vont peu à peu s’imposer comme un acquis incontestable pour les entreprises, qui doivent y voir une réelle opportunité de produire mieux et de manière plus efficiente, et ainsi gagner en profitabilité et compétitivité. 

Reporting climate risk is a major business opportunity

Portrait-robot d’un bon risk manager
Interrogé par les Echos, Lawrence Trefi, associé du cabinet Heidrick & Struggles, nous renseigne sur les principales qualités recherchées chez les candidats au poste de directeur des risques. Tout d’abord, il est important d’avoir une expérience globale du secteur et des métiers, ce qui explique que la plupart des responsables soient âgés de plus de 45 ans. Ensuite, un responsable des risques doit être un as de la communication, étant donné la transversalité de ses fonctions et le besoin de coordonner un nombre important de parties prenantes. Enfin, cette fonction demande une curiosité et un esprit d’analyse développés.
Les trois « must » d’un bon directeur des risques

IA : les entreprises françaises à la traîne
Une récente étude du cabinet Varson Bourne sur l’adoption de l’Intelligences Artificielle (IA) dans les entreprises mondiales démontre que 80% des sociétés produisent ou investissent aujourd’hui dans une forme d’IA. Déployée principalement dans les branches telles que le service client, la chaîne logistique ou la branche commerciale, cette technologie est perçue comme un moyen de révolutionner le monde des affaires. Très actives sur le sujet, les entreprises de l’Asie – Pacifique considèrent l’IA comme un élément important de leur fonctionnement. En France la situation est toute autre. Une enquête IDC auprès de 150 entreprises de plus de 500 salariés, montre qu’à peine 12% d’entre elles ont une application opérationnelle ou un projet en place. A bon entendeur, salut !
Aucune application d’IA dans 9 entreprises françaises sur 10
Intelligence Artificielle : 80 % des entreprises investissent dans l’IA aujourd’hui

Actualité gouvernance, réflexion et tendance

La technologie blockchain peut-elle redistribuer la gouvernance des entreprises ?
Née en 2008 avec la première crypto-monnaie (bitcoin), la blockchain n’est plus un sujet se limitant aux spécialistes des nouvelles technologies, mais bien une évolution susceptible de chambouler le mode de fonctionnement des entreprises, organisations, collectivités et individus.
La gouvernance des entreprises, aujourd’hui pensée de manière verticale, est amenée à être complètement transformée si la blockchain arrive à s’imposer comme le modèle de référence. Les « smart contracts » sont en mesure de repenser entièrement la théorie de l’agence formalisée par Jensen et Meckling en 1975, et ainsi permettre : une baisse des coûts d’agence, un management plus flexible et efficace, une baisse de l’asymétrie d’information et l’apparition de nouvelles formes de gouvernance disruptive (Decentralized Collaborative Organizations). Alors que plusieurs start-up développent déjà des outils pour la gouvernance de demain (Backfeed.cc, Colony.io), on compte des premières expérimentations réussies telles que la dernière édition du festival OuiFest.

Comment la blockchain va changer la gouvernance des entreprises

Les Français s’invitent dans le palmarès des PDG les plus performants
Tous les ans le prestigieux magazine Harvard Business Review dresse la liste des patrons les plus performants dans le monde, se basant sur les résultats financiers, l’impact environnemental, social et de gouvernance (ESG). Cette année, trois Français arrivent dans le Top 10 et au total ils sont quatorze dans le Top 100. Ainsi on retrouve Jacques Aschenbroich (Valeo) à la quatrième place, Bernard Arnault (LVMH) à la cinquième et Martin Bouygues (Bouygues) à la sixième place.
Si toutes les entreprises recensées doivent faire partie du S&P Global 1200 et avoir un PDG en place depuis au moins 2 ans, on remarque que les CEO des GAFAM (Google, Amazon, Facebook, Apple et Microsoft), à l’exception d’Amazon, ne sont pas représentés dans ce classement. Ce phénomène est dû à leur faible implication en termes d’ESG…

Trois Français Dans Le Top Dix Des Meilleurs Patrons

Les entreprises intègrent le reporting intégré
Le reporting intégré est-il en passe de devenir la nouvelle norme de communication des sociétés ? C’est en tout cas la tendance actuelle, qui gagne au fil des années en pertinence et en nombre. Plus de 3000 sociétés dans le monde seraient désormais engagées dans une démarche pour repenser leur stratégie de création de valeur. Ce reporting consiste à mêler données financières et extra financières, et ainsi redonner confiance aux investisseurs en communiquant plus clairement sur la création de valeurs sur le long terme. Cette pratique étant encore jeune et à la responsabilité des entreprises, elle tend à se formaliser pour même devenir chez certaines la norme de communication. En effet, selon l’étude « Transparence », 72% des entreprises étudiées ont remplacé le rapport annuel par un rapport intégré. Des améliorations sont en revanche, encore à attendre, notamment sur la vision « long terme »…
L’integrated thinking se diffuse dans l’entreprise

Pour aller plus loin

Cash, chronique d’une mort annoncée ?
Aujourd’hui le paiement par carte bancaire est complètement ancré dans les mœurs, celui par application web de type PayPal, Google Pay, Apple Pay ou Lydia se démocratise de plus en plus. Est-ce que la création d’une e-monnaie mettant fin au règne du cash, sera la prochaine étape ?
Si plusieurs pays tels que l’Inde, le Japon ou la Corée du Sud y réfléchissent, il semble que la Suède ait un pas d’avance. Dans le pays nordique où les paiements en valeur ne représentent plus qu’1,4% des transactions, la banque centrale se donne jusqu’à 2019 pour réfléchir à la mise en place d’une e-couronne centrale et unique. Si les aspects positifs d’une monnaie dématérialisée sont indéniablement la diminution des coûts d’émission, la facilité des opérations, la réduction des fraudes et des évasions fiscales, il reste néanmoins certains inconvénients à résoudre comme la traçabilité des opérations, la dépendance aux réseaux haut-débit ou encore la vulnérabilité face aux accidents naturels.

La fin du cash, utopie ou futur proche ?
La Suède, 1er pays à basculer à la monnaie digitale ?

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