Newsletter September 17






L’innovation numérique : évolution ou révolution pour le marché du travail ?

Dans le cadre de notre Cartographie collaborative Risk 2030, réalisée avec Tilt&Ideas  et en partenariat avec l’AMRAE, nous vous proposons de découvrir tous les mois un article illustrant une des 9 tendances  de risques et opportunités identifiées par les participants de l’étude.
En ce mois de septembre, notre sélection porte sur l’accélération de l’innovation et ses conséquences sur le marché du travail. Ainsi, une étude conjointe de l’entreprise Dell et le think tank californien “Institut pour le Futur” montre que 85% des emplois en 2030 n’existent pas aujourd’hui.  Ce phénomène serait dû au développement  futur de l’intelligence numérique cognitive. Si aujourd’hui les robots imitent la pensée logique, ils seront bientôt  en mesure d’interpréter des données, même incomplètes, et de proposer des solutions permettant de ce fait, leur implantation dans certains métiers. Par ailleurs, même si la robotisation permet de réduire de 90 % le coût de la main d’œuvre, il importe d’effectuer cette transition avec précaution. Trop rapide et brutale, elle sera une menace pour la stabilité économique et la paix sociale.
Vu comme une opportunité pour les entreprises, l’innovation numérique favorise la nomadisation du travail, permet  d’employer des gens aux quatre coins du monde, sans se préoccuper des frontières et permettrai de réduire les inégalités.
85% des emplois de 2030 n’existent pas aujourd’hui
The next era of human|machine partnerships
Pour plus d’informations et participer à Risk2030

Les risques du moment, analyse et réflexion 

Le futur des risques : nouveau jeu, nouvelles règles
En évoquant plus haut l’évolution du paysage de risques à l’horizon 2030, nous souhaitions également présenter une étude de Deloitte axée sur l’évolution de la manière de les appréhender et de les intégrer dans la stratégie d’entreprise.
A partir de dix tendances technologiques, cette analyse explore les opportunités de faire évoluer la gestion des risques, que ce soit pour améliorer l’identification des menaces ou pour développer la culture et l’appétence aux risques. Le ” big data”, l’Intelligence Artificielle (IA), l’Internet Of Things (IoT) ou les sciences cognitives et comportementales nous permettront de mieux anticiper et détecter la survenance de risques et de renforcer la résilience de nos organisations. La diversification des stratégies de transfert, le concept d’entreprise élargie, ou encore la nécessité d’anticiper les modèles de ruptures devraient également inciter les risk managers et les Directions à développer des approches collaboratives et à encourager une culture de prise de risques, créatrice de valeur. Les innovations, présentées comme sources de nouveaux risques, deviennent ici, au contraire, des vecteurs d’opportunités.
The future of risk : new game, new rules

Quand protection des données personnelles rime avec stratégie RSE
Dans l’article que nous avons sélectionné pour vous, Nathalie Chiche, fondatrice et président de Data Expert, développe l’idée du lien entre l’obligation de protection des données personnelles (RGDP) imposée par la réglementation européenne et la stratégie RSE des entreprises. En effet, à la lecture des articles 1 & 4 du RGPD, « la protection des données à caractère personnel est un droit fondamental » et « le traitement des données à caractère personnel devrait être conçu pour servir l’humanité », il paraît logique de considérer la protection des données comme un critère supplémentaire, voire transverse, de la stratégie RSE. Ainsi, ce sont des démarches responsables, valorisant l’entreprise auprès de ses partenaires, salariés et clients.
La protection des données personnelles : une nouvelles opportunité pour la stratégie RSE des entreprises

Actualité gouvernance, réflexion et tendance

Les cygnes noirs occultés par les dirigeants français
Bien connu dans nos professions de risk managers, le concept de « cygnes noirs », développé par Nassim Nicholas Taleb, fait référence aux menaces difficilement prévisibles à forts impacts négatifs. Olivier Hassid s’y intéresse ici pour exhorter les entreprises françaises à s’approprier ces thématiques des grands risques internationaux, à l’instar des dirigeants américains qui ont depuis longtemps intégré ces menaces à leur stratégie, en finançant notamment des think-tanks pour les anticiper et y répondre. A contrario, ces scenarii catastrophes semblent aujourd’hui encore minimisés par les dirigeants français qui se doivent désormais d’élargir leur prisme d’analyse, pour mieux sécuriser leurs actifs humains et opérationnels et renforcer leur résilience à l’international.
Nos chefs d’entreprise ne s’intéressent pas assez aux cygnes noirs

Conserver sa réputation pour conserver ses administrateurs
Si nous avons en tête les impacts liés à la dégradation de la réputation des entreprises : perte de clients, de marchés, ou de certains financements…  cette enquête menée pendant une dizaine d’années sur près de 1500 sociétés,  révèle un tout autre phénomène: la perte de certains administrateurs à la suite de campagnes de presse négatives. L’étude expose ainsi des conclusions surprenantes. Les contre-performances de l’entreprise semblent moins corrélées au départ des membres du conseil qu’une couverture média négative. L’explication viendrait d’une tendance inconsciente des administrateurs à protéger leur réputation personnelle puisqu’ils siègent au sein d‘autres conseils. Il est donc temps de protéger votre réputation si vous voulez attirer ou conserver vos administrateurs talentueux pour mener à bien votre projet d’entreprise.

Comment rendre les réunions COMEX plus performantes ?
Partant du constat que les réunions du Comex sont souvent moins productives qu’attendu, une équipe de chercheurs et de consultants en ont décortiqué les fonctionnements,  les thématiques et les postures des intervenants pour tenter de dessiner un modèle qui rendrait les échanges plus efficients. Autour d’un triptyque “Focus, Adjust, Cast”, il s’agit de parvenir à cadrer le contenu des sujets abordés, pour ajuster les modes de communication et choisir le bon intervenant. Cette approche permettrait de mieux canaliser et de rendre plus productifs les différentes échanges au sein de cette instance, qu’ils soient stratégiques, politiques ou plus opérationnels.
Un modèle pour fonctionner en réunion de Comex

Pour aller plus loin

Les enseignements de Star Trek sur l’ERM
Pour les fans de science-fiction (mais pas que), une lecture assez inattendue des répliques cultes de Star Trek en prétexte à un inventaire de quelques réalités et principes fondamentaux du risk management. L’article concerne plus spécifiquement le secteur des organisations à but non lucratif mais demeure tout à fait pertinent pour toute organisation dans laquelle un programme de risk management trouve à s’appliquer. Au gré des épisodes et planètes, on redécouvrira donc comment l’illustre équipage de l’Enterprise éclaire les concepts de culture du risque, d’adhésion des opérationnels à la gestion de risque, de priorisation, sur la différence entre prédiction et anticipation, d’appétit au risque, et de feeling, en contrepoint d’une quête de la certitude chiffrée.
Sur quoi, l’équipe vous souhaite bonne lecture à vous et votre équipage !
What Star Trek Taught Me about Risk Leadership

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